Gérer les données sensibles avec l'IA

Guides pratiques

L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle soulève inévitablement la question des données. Dès qu’une information est saisie dans un outil, elle quitte le contrôle direct de l’organisation. Ce guide propose une méthode pour encadrer cet usage sans paralyser le travail.

Définir ce qui est sensible

La première étape est de classer les informations. Toutes les données ne présentent pas le même niveau de risque. On peut distinguer plusieurs catégories :

Le classement doit être simple et compris par tous. Une règle de base : en cas de doute, on considère l’information comme sensible.

Les questions à se poser

Avant d’utiliser un outil sur une donnée, il faut répondre à quelques questions :

Ces questions doivent être posées pour chaque nouveau cas d’usage, pas une fois pour toutes. Un usage anodin aujourd’hui peut devenir risqué demain si les données changent.

La méthode de protection

Plusieurs mesures simples réduisent le risque :

L’anonymisation est la mesure la plus efficace et la moins coûteuse. Elle permet d’utiliser l’outil sans exposer les données réelles.

Les règles internes à poser

Pour que l’usage soit cohérent, il faut écrire des règles simples et accessibles à tous. Ces règles peuvent tenir en une page. Elles précisent :

Les règles ne sont pas figées : elles évoluent avec l’expérience et avec les outils. Il est important de les revoir régulièrement.

Le cas des données personnelles

Les données personnelles méritent une attention particulière. Avant de les saisir dans un outil, il faut s’assurer que cela est compatible avec les obligations qui s’appliquent. En cas de doute, on ne saisit pas. On privilégie les données anonymisées ou agrégées.

Ce qu’il faut éviter

Gérer les données sensibles n’est pas un frein à l’usage de l’intelligence artificielle. C’est une condition pour l’utiliser sereinement et durablement.